T4deliriousny’s Blog – La Lumière


Sommaire
mai 24, 2009, 11:29
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1/ Généralité sur la lumière

– Origine

– Histoire

– Symbolique


2/ La lumière au service de l’architecture et de l’urbanisme.

– Lumière et architecture

– Lumière et urbanisme : Les plans lumières


3/ Les foires internationales et parcs d’attraction : Des lieux qui se réveillent la nuit.

– Excès lumineux

– Fantasme et séduction

4/ La lumière inhibe-t-elle l’architecture ?

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La lumière, atout de séduction
mai 24, 2009, 11:15
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A partir des années vingt, l’éclairage électrique commence à se concentrer dans les quartiers de forte centralité comme les boulevards parisiens, les places berlinoises, londoniennes etc. Les façades de cafés s’illuminent, les enseignent de théâtres scintillent. La conscience métropolitaine se manifeste à travers deux nouveaux buts : le commerce et les loisirs. Découvrant la force attractive de la lumière les devantures des grands magasins ou encore les passages parisiens vont s’illuminer pour attirer les passants.

« Avez-vous déjà pensé à la tristesse que représenteraient les rues, les places, les gares, le métro, les palaces, les dancings, les cinémas (…) sans les enseignes lumineuses » se demande Blaise Cendars.

La richesse de l’illumination dans la ville précipite le débat sur la relation entre lumière et architecture. Peut-on se servir de néon pour souligner, amplifier l’architecture ou joue t-il un rôle de destructeur de l’architecture ?

F. Kollar. Les lumières dans la ville

F. Kollar. Les lumières dans la ville, Paris, 1932.

citroen

Le 4 juillet 1925, à l’occasion de l’exposition internationale des arts décoratifs, la Tour Eiffel est illuminée par un message publicitaire financé par André Citroen. Constitué par 280000 lampes, Le Mot « Citroen » était dit-on, visible à cinquante kilomètres. De 1925 à 1935, le monument arborera fièrement les couleurs des autos Citroën.


Beaucoup de villes doivent leur gaieté et leur attrait le soir aux enseignes lumineuses qui transforment parfois des villes sans intérêt en voie modernes attirant la foule. La lumière exerce sur tous les être vivants un pouvoir de fascination indiscutable. Le pouvoir d’attraction et de séduction de la publicité lumineuse, et notamment son clignotement, l’humanise, plus encore, il la féminise. La publicité lumineuse est assimilé a une femme séduisante, enchanteresse et quelque peu artificielle. Elle offre un monde nocturne illusoire.



Parcs d’attractions et foires : laboratoire d’une ville future

Dès la fin du XIXème siècle, préfigurant la ville future, les foires internationales et les parcs d’attractions sont les premiers lieux de l’excès lumineux où la nuit se transforme en jour, où la fantaisie et l’intensité électrique créent la séduction. Architectes et promoteurs osent l’explosion lumineuse.

 Agissent-ils vraiment en architectes ou sont-ils les magiciens d’un univers synthétique, artificiel et virtuel ?

World’s Fair de Chicago, 1893

World’s Fair de Chicago, 1893

La World’s Fair de Chicago de 1893 crée l’inattendu en illuminant les fontaines et en soulignant les différents bâtiments de la foire. L’attraction principal suivit par plus de 26 millions de visiteur sera la « Electrical house » exposant les nouvelles technologies.

 

Poster de la World’s Fair de Chicago de 1933

Poster de la World’s Fair de Chicago, 1933

 

 

 

L'Exposition universelle de Paris de 1900, au pied de la Tour Eiffel

L’exposition universelle qui ouvre sur le XXe siècle est l’une des plus brillante que le monde est connu. Les exposants ont rivalisé d’audace et de faste. Avec toutes ses merveilles rendues possibles par la Fée Electricité. Nul n’en doute, Paris est la Ville lumière.

Thomas A. Edison inventeur de la lampe à incandescence, 1901

Thomas A. Edison inventeur de la lampe à incandescence dans son laboratoire du New Jersey, 1901

 

L’exposition universelle se préoccupe du progrès comme les parcs d’attractions se préoccupent des plaisirs. Tous deux s’autorisent le débordement expérimental pour stimuler les imaginations. Koolhaas raconte l’épopée de Coney Island, banc d’essai préfigurant le destin de Manhattan «  Avec la tombée de la nuit, une fantastique cité de feu émerge soudain de l’Océan. Des milliers d’étincelles rougeoyantes luisent dans l’obscurité, découpant sur le fond noir du ciel la silhouette fine et délicate de chateaux, palais et de temples magiques, aux tours gracieusement galbées. » (New York Delire, p22). Tout est artificiel, contre-nature, illusoire. C’est le règne du synthétique où toute expérimentation est permise.

Koolhaas insiste sur l’illusion électrique. Frederic Thompson concepteur de Luna Park créé là en 1903 la première ville de tours, dépourvue de toute fonction autre que celle de surexciter les imaginations et de chasser toute apparence de réalité terrestre. Il fait appel à l’électricité, élément de la nouvelle panoplie de l’illusion, comme « duplicateur architectural » (p 34). Le contraste entre la vulgarité diurne où apparait la médiocre réalité et la splendeur nocturne. Si à la lumière du jour « les petites tours de Luna prennent un aspect pathétique », le soir, « grâce au réseau de fils et de prises électriques, le concepteur parvient à créer une cité de la nuit marquée par un skyline lumineux impressionnant ».

  Luna park

Luna park la nuit

 

 

Shinjuku à Tokyo la nuit

Shinjuku à Tokyo le jour

Le quartier de Shinjuku à Tokyo de jour et de nuit

Le quartier commercial de Shinjuku à Tokyo, contraste entre l’intensité lumineuse produite par les panneaux publicitaires de nuit. Et la réalité renvoyée par la vision de jour où le paysage urbain et l’architecture disparaissent derrière les supports publicitaires.



La ville illuminée, Fascination ou Aversion ?
mai 20, 2009, 10:49
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            Les villes illuminées par les projecteurs et vivifiées par les enseignent ont fasciné et fascinent encore : photographies, cinéma, et littérature en témoignent Times square à New york, puis le Trip de Las Vegas ou encore le quartier commercial de Shinjuku à Tokyo, dans ces différents lieux, les bâtiments se sont transformés en sémaphores porteurs de signes publicitaires lumineux. Ils sont devenus de véritables attractions touristiques. Times Square a ainsi rassemblé plus de trois millions de personnes lors de la célébration de l’an 2000. Tout au long du siècle, L’œil métropolitain a simultanément été attiré et effrayé par ces bâtiments-signes, monument d’un genre nouveau. Fascination et aversion marquent tour à tour les discours. Un conflit opposant la moralité bourgeoise, la ville sérieuse, d’une part à l’immoralisme de la ville illuminée, illusoire et spectaculaire, de l’autre. Le discourt oscille entre laideur et beauté, ordre et désordre, vitalité et vulgarité.

 

Une question que l’on peut se poser : Que reste-t-il de l’architecture lorsque celle-ci est enchâssée dans un réseau métallique servant de support aux publicités lumineuses ? La lumière artificielle ne transforme-t-elle pas l’architecture au point de la faire disparaître ?

 

On en conclut que la lumière peut dissimuler la vérité. La ville est parée pour la séduction

 

 Le Trip de Las Vegas                     Le Trip de Las Vegas.



Les étudiants en architecture célèbrent la lumière
mai 10, 2009, 12:11
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Célébrer la lumière de demain : tel était le défi lancé aux étudiants en architecture du monde entier par le concours International Velux award. 686 projets ont été présentés par 244 écoles de 46 pays autour du thème «Light of Tomorrow» (La lumière de demain). Le jury cherchait avant tout des projets «capables de célébrer la curiosité, la fraîcheur, la volonté de prendre des risques et d’expérimenter, qualités propres aux étudiants».

«Quels que soient l’époque, le lieu ou la croyance, la lumière est une valeur universelle, dotée d’une puissance incroyable en tant que matière capable de donner à l’architecture une touche de vie supplémentaire». C’est ainsi que s’exprime Reilly O’Neil Hogan, gagnant du premier prix.Son projet, «Embodied Ephemerality» (l’Ephémère incarné), consiste à projeter la lumière du jour dans un espace souterrain. Reilly O’Neil Hogan veut montrer, en projetant cette lumière à l’intérieur d’une station de métro d’une grande ville, «éclairer le quotidien des usagers». Ces derniers sont forcés de s’écarter du chemin habituel, et «la ville est soudain perçue d’une autre façon».

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Le deuxième prix a été attribué à un projet célébrant «la présence de la lumière du soleil dans la ville». Ruan Hao et Xiong Xing, deux étudiants de l’Université Tsinghua de Pékin, ont voulu à travers leur projet «Interface Repairing – Light Festival» (Réparation de l’interface – Fête de la lumière), «être les pionniers d’une profonde transformation des espaces urbains et d’une nouvelle façon de faire de l’architecture en Chine». Ils expliquent que «souvent les jeunes architectes chinois sont désorientés face à une urbanisation incroyablement rapide qui entraîne avec elle une architecture de masse, sans âme. La conception architecturale n’est plus un processus créatif».

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Dean MacGregor, étudiant au Portugal qui a remporté le troisième prix avec son projet «Light has a body» (La lumière a un corps), s’est penché sur l’essence de la lumière et sur la façon dont elle pénètre et s’expose à travers la réfraction de l’eau. «Je voulais montrer que la lumière peut être vue comme une dimension physique, corporelle. Vous pouvez voir et ressentir la lumière. Je voulais transformer cette matière invisible que chacun connaît en une masse de lumière».

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Le Plan lumière de la ville de Bordeaux _ Réalisation et enjeux

Trop souvent, l’éclairage public des communes est réalisé au coup par coup sans réflexion d’ensemble. D’un quartier à l’autre, d’une rue à l’autre, ce n’est pas le même matériel, la même couleur d’éclairage, la même intensité. Aujourd’hui de plus en plus, les villes comme Bordeaux, par exemple, mettent en place des « Plan-Lumière ». C’est un plan d’organisation et de mise en place de l’éclairage d’un site touristique ou industriel, d’une commune, d’une agglomération, ou d’une zone d’activité. Il vise à améliorer l’efficacité et la répartition de l’éclairage, dans des soucis de visibilité, d’esthétique, de sécurité, et d’économie d’énergie, voire de réduction de la « pollution lumineuse ».

Aujourd’hui, l’éclairage public ne consiste pas seulement à mettre de la lumière pour éclairer des zones que l’on trouve trop sombres. En effet, même si l’éclairage garantit avant tout la sécurité, il n’en demeure pas moins qu’il dispose d’un contenu environnementaliste et esthétique. Il s’agit d’intégrer le fait que la fonction strictement utilitaire, fonctionnelle ou parcellaire de la lumière, est reléguée au passé des années 1970 : l’éclairage était fonctionnel et standardisé pour des raisons de maintenance, et essentiellement consacré à la circulation automobile. Aujourd’hui on accorde une autre dimension sensible et émotionnelle, pouvant jouer sur la qualité de la vie ou permettant de donner une certaine atmosphère aux lieux étudiés : l’on s’oriente vers le piéton, usager de la voirie. L’éclairage commence ainsi à créer des ambiances.

Par le Plan lumière que j’ai souhaité, il ne s’agissait pas d’illuminer la ville pour faire oublier la nuit, mais bien de magnifier la nuit par une mise en valeur subtile du paysage bâti. Le Plan lumière, c’est la possibilité pour les Bordelais et les visiteurs de visiter la ville, attentive à la protection du patrimoine, de ses espaces publics, de son fleuve, l’éclairage public étant prioritaire dans chaque projet. C’est ainsi pour tous, la garantie d’une plus grande sécurité, tout en dessinant la ville de demain ”, explique Alain Juppé.

La lumière est ainsi considérée comme un véritable outil de mise en scène. L’on peut même parler de scénographie, par la possibilité de faire ressortir les éléments remarquables tout en dissimulant dans l’ombre les éléments moins valorisants : tout se fait donc en mesure de l’éclairage, de la colorimétrie, ou des jeux d’ombres et de lumière. Et dans un niveau plus global il convient de respecter des règles générales afin de permettre d’assurer une certaine cohérence, notamment dans l’ancienneté ou le style de l’édifice. L’éclairage peut donc contribuer à faire redécouvrir des bâtiments pouvant être sans intérêt le jour, et à créer des paysages nocturnes pouvant rendre la ville agréable dans son aspect nocturne. Mais il faut toutefois éviter de tomber dans un excès d’éclairage : trop illuminer peut en effet effacer les effets de la lumière. Il convient donc d’être mesuré et de traiter les sites en fonction de la sensibilité que l’on veut leur donner (en donnant un aspect mystérieux ou imposant), donc créer une ambiance tout en limitant les agressions visuelles.

 

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Illuminations : les monuments brillent de tous leurs feux grâce aux « concepteurs-lumière »
mai 10, 2009, 11:51
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La nuit, toutes les villes ne sont plus grises. Il y a belle lurette qu’elles s`étaient dotées de réverbères et autres lampadaires destinés à faciliter la circulation tout en contribuant à la sécurité des passants. Mais, aujourd’hui, un nouveau pas est en train d’être franchi. L’éclairage se fait illumination. Dans le faisceau des projecteurs : cathédrales, châteaux, église, mairie, ponts et fontaines. En un mot, ce qui fait le patrimoine des communes de toute taille. Et, bien souvent, leur âme. La préoccupation est, bien sûr, d’ordre esthétique. Mais elle est aussi économique. La « mise en lumière », en rendant plus attrayant le coeur des villes, est facteur d’activité nocturne, en particulier dans l’hôtellerie et la restauration. Elle contribue à la notoriété de l’endroit, au point de devenir un atout propre à attirer et à retenir les visiteurs.

L’illumination des monuments a même donné naissance à un métier, celui de « concepteur-lumière ». Les collectivités locales ont reconnu le besoin de faire appel à des créatifs indépendants spécifiquement formés au travail sur les projets d’illumination. La profession a commencé à s’organiser il y a une dizaine d’années, en venant s’intercaler dans la chaîne de maîtrise d’oeuvre de l’aménagement urbain. Ces experts viennent d’horizons variés : à l’origine, ils étaient architectes, urbanistes, plasticiens, paysagistes, électroniciens ou ingénieurs éclairagistes.

Depuis quelques années déjà, la lumière est devenue un outils au service de la création. Un domaine de subjectivité que le concepteur lumière est appelé à dompter.